HISTOIRE
Durant le paléolithique, la situation climatique et géologique de l'Armorique ne permit pas une occupation humaine aussi importante qu'en d'autres régions de la Gaulle. Toutefois, la présence de groupes humains s'affirme quelques 300.000 ans avant J.C., le long des zones côtières.
(5000 - 2000 av.JC)
Cette période correspond à la sédentarisation des populations, leur hiérarchisation et l'apparition d'innovations techniques (l'outillage de pierre polie, la poterie) et de l'art mégalithique.
Les menhirs s'expriment d'ailleurs comme symbole de l'Armorique. Implantés dans des lieux fort divers, leur signification reste imprécise. Plusieurs exemples de dolmens bordent le littoral costarmoricain (Erquy, Pléneuf, Perros-Guirec…).
(métallurgie du cuivre - fin du 3ème millénaire)
La civilisation armoricaine de l'âge de bronze se révéla prospère par son économie (élevage, utilisation du cheval…) et brilla par son art. Elle développa la première grande culture régionale des tumulus armoricains. Une première distinction géographique se crée ainsi entre la basse et la haute Armorique ; la limite passant par les vallées du Gouët et de l'Oust correspond plus ou moins avec la frontière Osismes-Coriosolites et parties bretonnante-francophone.
L'Armorique se distingue notamment dans la production de haches et d'épées dont le commerce s'étend à l'Irlande, l'Angleterre et la Pologne. De nombreuses découvertes ont également fait état de la créativité armoricaine concernant les bijoux (bracelets, lunules, torques…).
C'est lors de la période dite d'Age de Fer que les Celtes pénètrent en Armorique, s'imposent en artisans ingénieux, bons commerçants et artistes confirmés. Les Coriosolites frappèrent d'ailleurs leurs propres pièces de monnaie, au style très abstrait.
- La conquête romaine : Les Vénètes, malgré leur puissance maritime, furent défaits par César lors d'une bataille navale. Les Coriosolites, eux aussi, furent écrasés par les Romains.
- L'Armorique-Province : La politique de l'Empereur Auguste conduit au développement d'un système urbain et administratif conforme aux cités romaines. Un nouveau réseau routier vint compléter les tracés anciens.
- L'agriculture fut la principale activité de l'économie de l'Armorique gallo-romaine. Mais on dénombre aussi des installations industrielles (exploitations de mines de fer) et portuaires. L'Armorique, peu militarisée, fut administrée par des élites locales romanisées, la société conservant les anciennes structures celtiques.
Après 235, le pouvoir impérial se délite et les Barbares lancent leurs premières incursions, induisant révoltes et récession économique. Dès le 4ème siècle des Bretons colons, paysans ou guerriers, vinrent du Pays de Galles, de Cornouaille et du sud de l'île de Bretagne pour défendre le monde gallo-romain. L'implantation bretonne se développa ainsi rapidement.
Les moines fondèrent les paroisses et poursuivirent la christianisation. En témoigne la toponymie actuelle : PLOU signifiant paroisse primitive TRE signifiant village éloigné d'un "plou" LAN signifiant ermitage ou monastère.
En 410, les Bretons entrent en conflit avec les Francs.
En 497, ils se voient attribuer un territoire englobant l'ouest de l'Armorique et le pays des Coriosolites. C'est sur cette base que Nominoé fonda en 845 le duché de Bretagne.
Le pouvoir impérial se délite et les Barbares lancent leurs premières incursions, induisant révoltes et récession économique. Dès le 4ème siècle des Bretons colons, paysans ou guerriers, vinrent du Pays de Galles, de Cornouaille et du sud de l'île de Bretagne pour défendre le monde gallo-romain. L'implantation bretonne se développa ainsi rapidement.
Les moines fondèrent les paroisses et poursuivirent la christianisation. En témoigne la toponymie actuelle : PLOU signifiant paroisse primitive TRE signifiant village éloigné d'un "plou" LAN signifiant ermitage ou monastère.
La fondation de la paroisse de Plaintel est contemporaine à l'immigration bretonne des 5ème et 6ème siècles. Elle s'est tout d'abord appelée Plounéventer et son nom a évolué en Plenevenitier (1220), Pleentel (1311) et enfin Plaintel (1580). C'est une ancienne chevalerie, faisant partie du comté du Goëllo, qui appartenait à Jean Dolo, un des chevaliers bretons qui participa à la bataille de Bouvines en 1214.
Au début du 14ème siècle, Rolland de Gautron en devint seigneur par son mariage avec Jeanne de Dolo, héritière de la Ville Menguy et de Plaintel. Jacques Gautron, vicomte de Plaintel, sieur de la Ville Menguy et de la Ville Hamon épousa Claude de Robien en 1566. Ses descendants portèrent le nom de Robien et plusieurs membres de la famille furent conseillers ou président au Parlement de Bretagne.
En 1900, Plaintel, est un petit bourg à vocation agricole. La commune compte 2661 habitants au recensement de 1896. Les bâtiments communaux ne sont pas nombreux et le Conseil Municipal siège toujours au premier étage de la sacristie de l'Eglise paroissiale. L'école publique, avec deux classes et logement de fonction, est construite depuis 1886 et vient compléter l'école privée Saint Joseph.
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1900 - 1911
Samedi 1er aout 1914 : ordre de mobilisation générale ; près de 400 hommes de la commune sont mobilisés. 111 Plaintelais sont morts durant cette guerre, le nombre de blessés est très important. En 1922, l'Etat accorde des subventions aux communes qui désirent construire un Monument aux Morts. Il sera édifié dans l'ancien cimetière à la place du calvaire et aura la forme d'un obélisque de granit. 103 noms de soldats y sont inscrits.
Des lignes haute tension commencent à traverser le territoire en 1923. Le projet est repris en 1932. La circulation automobile augmente et en septembre 1929, compte tenu des accidents qui se produisent sur le territoire de la commune, le maire décide qu'il y a lieu de réglementer la vitesse des automobiles.
A la suite de la mobilisation générale de septembre 1939, charrettes et chevaux sont réquisitionnés. L'armistice est signée en juin 1940 ; 7 soldats de Plaintel sont morts au cours de ces premiers mois de guerre et la commune compte plus d'une centaine de prisonniers de guerre. Fin 1943 ou début 1944, après un combat aérien au dessus de la gare de Plaintel, un avion allemand s'abat en flammes dans les bois des Mauriers. Le 24 mai 1944, un train de matériel allemand est mitraillé dans la gare de Plaintel et le 4 juin, quatorze hommes furent arrêtés par les Allemands dans la commune au cours d'une raffle. Une plaque commémorative aux morts de la guerre est apposée sur le Monument aux Morts. Elle comporte 8 noms de soldats morts durant cette guerre.
La commune envisage la construction d'un réseau public d'alimentation en eau potable. La ville de Saint Brieuc capte des eaux à Plaintel depuis 1895. Mais les Plaintelais utilisent toujours la fontaine de Mirette, celle des prés Guyomards ou celle de Malakoff et celle du bourg. Un château d'eau est construit à Bel-Air en 1962.
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1964 à 2007
J.P. Cotte
Histoire et Généalogie